Où en étais je? Ah oui, ce fameux match contre Rennes, qui a véritablement enflammé les supporters de la délégation lyonnaise. Explication pour ceux qui ne sont pas au courant: il s'agit de la
première victoire du rugby lyonnais, si ce n'est depuis toujours, au moins depuis longtemps, et les 5 essais sont autant de cerises sur le gâteau.
Le GPRC fait preuve de fair play -hé oui!- et dresse une haie d'honneur aux courageux rennais (rien n'est plus courageux qu'un breton, même d'Ille-et-Villaine), avant
bien évidemment, je cite dans le texte, de "payer leur cul" allègrement. Tous poils dehors donc, avec moults chants de guerre.
La suite de la journée sera douloureuse: comme vous le savez, nous manquons de jouer les barrages et nous nous faisons doubler d'un point au goal-average par les sympathiques grenoblois.
Nevermind, toutes les espérances sont désormais tournées vers le crit' de Toulouse pour ce qui est des performances ovalistiques. Tout est donc possible.
Nous passons le reste de l'apres midi à supporter, c'est à dire flirter en permanence avec l'extinction de voix(j'ai mis 1 semaine à me racheter des cordes vocales), et beugler des slogans
d'une rare finesse:
"Le 7-tu sors-on voit-tes couilles!" (très apprécié pendant le handball féminin)
"Passera pas, passera pas, passera pas..."
"Ouhhhhhhhh", "Ahhhhhhhh", "Oh oui encore", et autres réjouissances.
Je veux bien parler du fameux match de basket qui opposa Lyon aux Aixois, et qui fut remporté sur le fil du rasoir dans un spectacle démentiel de suspense et de panache (merci au polyvalent
Raphaël, mais merci aux autres aussi), mais je ne pourrais pas le faire sans évoquer le cas de Rémi V., un ouhliganne bien connu de notre DST iepienne pour ses faits d'armes pyrotechniques.
Enfin surtout un grand merci à Grenoble d'avoir exclu sans avertissement et sans humanité, dans un zèle tout procédurier, le sympathique givorace rectal pour son délit de fumigène, alors que
franchement, FRANCHEMENT... Y'avait plus grave, surtout quand l'intention du brigand n'était pas de nuire au bon déroulement du Crit, mais bien de foutre l'ambiance après une victoire aussi
spectaculaire, ce qu'il a réussi malgré tout.
La suite du Crit verra donc la team des Sciencesporeux se faire matraquer de "Crit de facho, libérez Vorano!" et autres "P....ard, P....ard, t'es un bâtard!", à tort ou à raison, c'est pas à moi
de délibérer, mais bon...
Nous en arrivons donc au samedi soir, jour fatidique pour deux du GPRC qui ont mené une sorte de vie double dans la préparation du Crit. Il est en effet douloureux pour l'image mythique du
rugbyman, entité virile aux attributs spartiates, de préparer une chorégraphie pour ce qu'on appelle communément le chau paumpaume.
C'était pourtant le cas de votre serviteur et de Mister Cheucheu ainsi que du poilu Léo, qui, pendant que les autres s'arrosaient le foie à la buvette d'Alpexpo en ahanant des râles
vulgaires, se gelaient les couilles dans l'arrière salle à répéter, en tenue s'il vous plait, les pas de danse de leur chorégraphie. Avis à tous les goguenards qui peuvent me lire ici, c'est
franchement pas évident, surtout quand on est trois, qu'on sait pas danser correctement et que le jogging Tati te gratte les joyeuses de façon gênante.
Pour rajouter un peu de piment, il fallait en plus qu'on se tape toutes les chorégraphies, ce qui est plutôt flippant quand on voit les Bordelaises démarrer sur un show vraiment tip top,
et, il faut bien le dire, ultra bandant. Heureusement, après un problème de musique malheureux (mais pas autant que les parisiennes, ahah), nous exécutons le show sans problème, les filles sont
putain de bonnasses sur Sean Paul, et nous, parait qu'on était bien funky, en tout cas on a bien pulsé, je pensais pas que c'était aussi coule de se foutre en slip kangourou léopard devant 2600
personnes.
Je retrouve Vincent peu après le show, on se rend compte qu'il nous reste plus qu'une heure pour écouler ces putains de ticket pour s'abreuver, et on va se torcher quatre cinq bières avant le
départ final en bus.
Semé par tout le monde dans la foule pour aller au bus, j'arrive bien plus tard que les autres à l'hôtel et je fais l'erreur de penser que la soirée s'arrête là. Or, un pack d'ivrognes étant un
pack d'ivrognes, l'apéro-after est improvisé à travers plusieurs chambres du 4ème étage du Novotel, et le début d'un match de rugby no rules se trame déjà. Moi, perso, j'ai juste envie de me
vautrer, jsais pas pourquoi mais j'ai pas envie de boire, mais c'est mal barré avec les mètres cube de barbaque bourrée qui font la navette entre notre chambre, celle de Picot, et celle
d'Andrieu.
Le bordel va bon train, jusqu'à ce que quelqu'un rentre dans la chambre.
Nous avons d'abord cru que le Novotel proposait des chippendales ou des escort boys qui venaient offrir leurs services directement dans les chambres, mais que nenni, ce qui s'apparentait à un
cousin africain de Stéphane Bern (juste pour vous situer le gabarit) était un vigile (attention gamin!) qui venait nous dire, poliment quand même,
d'arrêter-de-faire-du-bruit-car-les-messieurs-dames-d'en-dessous-pouvaient-pas-roupiller. Sympa, on y pensera. Dommage qu'on ait oublié de lui demander en quel matériau était fait le T du Novotel
que Gilohène venait d'emprunter quelques heures auparavant.
Le lendemain matin, la journée commence sur une bonne bière avec un programme alléchant: la finale des footeux contre les vilains Aixois. Nous perdons mais la fierté d'être finaliste triomphe sur
tout, et le GPRC, aidé par beaucoup de supporters lyonnais, provoque en duel la tribune aixoise en lui chourrant drapeaux et étendards. L'archimage pyrotechnique Rosseburne nargue même les
jaunâtres en se recouvrant de leur drapeau et en allumant un éternel fumi.
La suite de l'apres midi continue dans le style pépère: tournoi de pétanque à mater vautré dans l'herbe, à boire mon vin rouge et du Stroh strasbourgeois. Je constaterai avec plaisir un aimable
fumet éthylique se dégageant de mon gros sac dégueulasse, déjà aspergé de farine par ces empaffés d'aixois: je remarque alors que ma demi bouteille de Old Lady's Dry Gin qu'il me restait n'a pas
survécu aux déplacements. Elle s'est en effet ouverte et le dispendieux breuvage (9 euros la bouteille quand même) a répandu son odeur délicate dans mes guenilles de criteux. Putain.
Et on finit en beauté avec la soirée à l'Opéra, gigantesque complexe de plusieurs salles faites pour pulser le fuckin' dance floor. On ne va pas dire que ça m'a forcément déçu, mais j'étais un
des rares à n'être pas bourrés, enfin je veux dire un des rares parmi ceux qui s'amusaient. Parce que faut dire que j'ai vu pas mal de gens qui s'emmerdaient sévère à l'Opéra, assis sur les
sièges pendant plusieurs heures dans une boîte où ça chope infini, faut quand même supporter. Remarque, j'ai un peu commencé comme ça, mais bordel c'est crit ou quoi, même si j'aime pas
foncièrement le nightclubbing, faut quand même que je lève mon cul et que j'aille faire le con à cette soirée, histoire de pas rester sur un mauvais souvenir. Surtout que bon, j'avais certains
objectifs en tête.
Certains comme moi étaient là avec des idées plutôt précises en tête, mais tout le monde n'est pas dans ce cas.
S'il y en a un qui crapahutait de façon aléatoire, avec minimum plusieurs bonnes gorgées de whisky au compteur, c'est bien notre ami Baud.
Alors que je danse, non pas avec, mais près de Rosseburne, nous apercevons, dans un regard furtif et avec la discrétion qui nous est coutumière, le corniaud en train de se la jouer collé-serré
avec une jouvencelle de provenance non vérifiée. Nous remarquons avec discernement le petit jeu de séduction qui s'opère entre les deux partenaires, leurs âmes font déjà l'amour dans un suave
entrechoc, quand soudain, sous un afflux anormal de pression tariffaire, notre étalon Baud se met à échanger de façon frénétique une tornade salivaire des plus poussées avec la gironde
coquine, pelotant au passage mille rondeurs et cavités d'une main gourmande.
Baud, t'étais grave bourré.
C'est sur ces notes de joie que s'achève donc mon premier Crit, à vous d'en faire votre récit!
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A vous de compléter l'aventure dans les coms.