Mardi 26 juin 2007

Cet article a vocation à relater l'expérience vécue du Crit par l'ensemble du GPRC. Ici, il s'agit de votre serviteur, Maxime Beuh-lec, dit Casque d'Or, ou "Putain chope le ballon bordel!", mais aussi, sur mon futur maillot floqué, "Emile Louis", et autres putasseries, mais je n'ai pas vocation à proposer une seule écriture de l'Histoire criteuse, et vous pouvez tous jouer les révisionnistes à balancer votre compte rendu personnel, bande de moules.  

Vendredi 23 mars, il est approximativement 4h du matin.  

Je me lève en sueur de mon lit froissé et mets en route la cafetière. J'attrape une biscotte et la beurre nonchalamment, mais langoureusement, comme toujours dès que je beurre quelque chose (Marlène je t'en prie), puis, une fois cette frugale collation ingurgitée, je me prépare comme il se doit.
Froc, T-shirt des putes, Kilt frétillant bien en place, je peux partir avec mon gros sac dégueulasse chargé d'émotions et de flasques d'éthanol.
La route vers le bus n'est pas très longue, et j'aperçois déjà le Colosse de Bologne et mon grand culturiste germanique qui s'y dirigent d'un pas pressé. Arrivé au bus, je salue tout le monde, et comme je l'avais promis, je retrouve Lucas le stéphanois à côté du bus pour ingurgiter deux culs secs de sa fameuse gnole à 5h du mat'. 


Nous partons enfin vers la joyeuse contrée grenobloise que les chants débutent à l'arrière du fameux bus n°2. Les footeux tentent d'ouvrir leur orifice, mais il faut bien avouer que la palme des Gros Bourrins revient sans conteste au GPRC pour ses taquineries judicieuses sur le compte de Monsieur M.Durand, Putricide, Pouchard, et autres boucs émissaires. Il faut bien reconnaître toutefois que, si je prends part à ces chants grivois et joyeuses conneries de la Grosse Pute, je reste tout de même plutôt discret, n'étant toujours qu'au fond cette mignonne tête blonde discrète que l'on connait depuis longtemps.


Nous finissons donc par arriver à ce putain de massif grenoblois: putain j'en pouvais plus, il faisait une de ses chaleurs dans le car, j'avais les bonbons qui collaient au papier, et j'imagine même pas pour ces dames qui avaient les rideaux collés aux fenêtres.
Première déception: on sort du bus ragaillardis, avec moults drapeaux, étendards et symboles, et force est de constater que cette première matinée sera franchement merdique de mon point de vue. 
Les affrontements commencèrent relativement tôt, plus ou moins provoqués à l'initiative de notre fière délégation d'ailleurs, mais ne tardèrent à dégénérer en ce qui ressemblaient à de vulgaires rixes urbaines avec dénoyautages, émasculations, rucks, et taquets de tous styles.
Bref, je retrouve un pote de lycée arrivé à Lille maintenant dans la foule, et je passe le reste de la matinée avec lui. J'admire au passage l'ingénuosité de Sir Edward Poulain, qui a réussi à s'infiltrer au sein de la racaille lilloise grâce à sa veste de ladz rouge et blanche, et qui leur subtilise un drapeau en toute beauté.
  

De retour dans le bus après avoir avalé un sandwich dégueu, avec les doigts qui puent encore des oeufs pourris balancés sur une délégation dont mon seul souvenir est qu'elle sortait à peine de son bus, je commence à stresser grave pour le match prévu pour 18h face aux bovins nordistes.
Je passe donc l'après midi, Crit oblige, à rien branler et à gueuler pour encourager notre plutôt faiblarde délégations dans les divers sports qu'elle pratique, en gardant à l'estomac une grosse boule: bordel dans quelques heures je joue mon premier vrai match de rugby, putain je sais à peine me placer, j'ai trop peur de faire une énorme connerie dès le coup d'envoi, etc.


Je crapahute donc, jusqu'à accepter de dépanner Dupeyron pour un match de ping pong qui s'éternise et me fait arriver, après m'être paumé sur le campus, avec un petit retard sympathique à l'entrainement pré-match.
Quand le match commence -en retard-, faut dire que Caputaine Cheucheu m'a bien remis du baume au coeur pour affronter l'équipe d'en face, et je suis prêt à découper du lillois avec allégresse, mais le coup de sifflet tarde à venir. Les secondes qui passent à scruter l'adversaire sur le terrain avant le coup d'envoi sont meurtrières lorsqu'il s'agit du baptême du feu en rugby. Je me pare à toute éventualité et suis prêt à bondir de n'importe quel côté. Le match commence et il apparait comme assez évident qu'aucune des deux équipes n'use d'une véritable stratégie tactique, et ce statu quo laisse la place à un jeu aussi fin et délicat qu'un amas de saindoux vomi par Herr Morlaff. Autant dire que les gros bourrins de lillois rentrent dans le lard et cherchent pas à comprendre, nous ne pouvons stopper de malheureux essais transformés qui plombent notre score et notre moral, et nous perdons 23 à 5, avec tout de même un splendide essai collectif au compteur, qui à lui seul égalise déjà le record du GPRC, voire du rugby lyonnais. Je sortai après la première mi-temps, accueilli chaleureusement par nos groupies, que je pulse avec amour au passage si elles me lisent.


Après ce premier match difficile, nous rentrons plutôt énervés aux vestiaires, avec la ferme intention d'en découdre avec Rennes le lendemain et de tout donner.  

La soirée du vendredi n'attire pas spécialement de commentaires de ma part, je me souviens qu'on est sortis, qu'on est allés bouffer un Quick et que Vincent, en bon caputaine, est allé se bourrer la gueule pour toute l'équipe, et est rentré bien buriné sur les coups de 2h, allez, dodo.


Le lendemain laissa place à une double joie dans nos coeurs de putes: nous remportâmes brillamment le match contre les Rennais en écrasant la sympathique formation bretonne 30 à 10, soit 5 essais pour nous, dont 1 transformé plus une pénalité réussie.. Moults démembrements et fractures sont à déplorer dans les rangs rennais, le match est une belle preuve d'héroïsme de la part des Grosses Putes, même si malheureusement je ne jouerai qu'en deuxième mi-temps, sur décision du Caputaine, qui m'a simplement fait rentrer quand il n'y avait plus grand chose à craindre des rennais. 

La suite demain, même si vous n'en avez rien à foutre ! (pour finaliser j'essaierai de rajouter des photos en temps voulu)

par GPRC publié dans : Le GPRC : crit 2007
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